Une sous-préfecture au passé industriel
Châteaulin s'étire le long de l'Aulne canalisée, à environ quarante-cinq kilomètres de Brest. La rivière et le canal de Nantes à Brest ont fait de la ville un point de passage et un site d'activité : agroalimentaire, transformation, ateliers et entrepôts se sont installés dans la vallée tout au long du vingtième siècle. Ce patrimoine bâti est aujourd'hui en pleine recomposition, et c'est ce mouvement qui alimente nos chantiers châteaulinois.
Les grandes surfaces de couverture industrielle
Un bâtiment de production des années 1960 à 1980 se couvre en plaques ondulées d'amiante-ciment sur plusieurs milliers de mètres carrés, avec un bardage vertical du même matériau sur les façades. Quand ce bâtiment change de destination, qu'il soit reconverti en locaux d'activité, en logements ou démoli, la totalité de ces matériaux doit être retirée par une entreprise certifiée, sur la base d'un repérage préalable. Les tonnages atteignent alors plusieurs dizaines de tonnes, et le chantier se compte en semaines et non en jours.
Le curage, spécialité châteaulinoise
Sur ces bâtiments, l'amiante ne se limite jamais à la couverture. Nous retrouvons régulièrement des calorifugeages sur les réseaux de vapeur, des joints de brides, des tresses d'étanchéité sur les fours et les portes techniques, des dalles de sol dans les vestiaires et les bureaux, des cloisons en panneaux composites. Le curage consiste à retirer méthodiquement tous ces matériaux avant l'intervention de la démolition, dans un ordre qui suit la hiérarchie des risques : le friable d'abord, sous confinement, le lié ensuite. Une ligne de notre devis est toujours réservée aux matériaux découverts en cours de curage, chiffrée à l'unité : sur un bâtiment industriel ancien, il y en a toujours.
La distance et son coût réel
Châteaulin est la plus éloignée des communes que nous couvrons. Cette distance ne se facture pas en déplacement quotidien : sur un chantier de plusieurs semaines, l'équipe et le matériel restent sur place et l'installation ne se monte qu'une fois. En revanche, la rotation des bennes vers l'exutoire pèse davantage que sur un chantier brestois, et nous l'indiquons clairement dans le devis plutôt que de la diluer. Un chiffrage honnête sur la vallée de l'Aulne fait apparaître le transport comme un poste à part entière.