Trois territoires en une seule commune
Guipavas couvre une superficie considérable et abrite près de quinze mille habitants. On y trouve un bourg ancien, un quartier constitué à Coataudon, de vastes zones d'activité le long des axes routiers, l'aéroport Brest-Bretagne et, entre tout cela, une campagne encore agricole. Pour un désamianteur, cela signifie trois types de chantiers qui n'ont presque rien en commun, ni en surface, ni en méthode, ni en prix.
Le bâti résidentiel du bourg et de Coataudon
Les maisons construites entre les années 1950 et 1980 forment le gros du parc résidentiel. Elles présentent les matériaux classiques de leur époque : couverture d'annexe en plaques ondulées, conduits de ventilation en amiante-ciment traversant les combles, dalles de sol vinyle-amiante dans les pièces à vivre, et parfois une plaque coupe-feu derrière un appareil de chauffage. Ce dernier point échappe souvent au diagnostic initial ; nous le vérifions à chaque visite technique, car une plaque de ce type est presque toujours du carton d'amiante, donc un matériau friable relevant d'un protocole beaucoup plus lourd.
Les zones d'activité et le curage avant démolition
Le long des grands axes, les bâtiments d'activité des années 1970 et 1980 arrivent en fin de cycle. Beaucoup sont rachetés pour être démolis et remplacés. Avant toute démolition, un repérage amiante avant démolition est obligatoire, et tous les matériaux identifiés doivent être retirés avant l'arrivée de la pelle. C'est ce qu'on appelle le curage. Sur un ancien atelier de mécanique guipavasien, nous avons ainsi retiré successivement la couverture, le bardage, les dalles de sol, la colle, les joints de menuiseries et un calorifuge que le premier repérage n'avait pas vu. Le curage est le chantier où l'on découvre toujours quelque chose : nous prévoyons dans nos devis une ligne de matériaux non répertoriés, chiffrée à l'unité, pour éviter l'avenant surprise.
La campagne et le bâti agricole
Les exploitations subsistantes ont les mêmes bâtiments que le reste du plateau léonard : stabulations couvertes en grandes plaques, hangars à matériel, cases à veaux. Les surfaces sont grandes, l'accès en général facile pour un camion, et la contrainte principale est le calendrier agricole. Nous intervenons entre deux périodes d'occupation des bâtiments, ce qui suppose de poser les dates plusieurs mois à l'avance, en cohérence avec le mois de délai réglementaire du plan de retrait.