La vallée de l'Odet et son héritage industriel
Ergué-Gabéric n'est pas une commune rurale ordinaire de Cornouaille. La vallée de l'Odet y accueille depuis le dix-neuvième siècle une activité papetière, et autour d'elle des bâtiments techniques, des ateliers et des logements construits pour le personnel. Cet héritage nous donne une famille d'amiante peu fréquente sur les autres communes que nous couvrons : les calorifuges de réseaux de vapeur et d'eau surchauffée, avec leurs joints de brides et leurs tresses d'étanchéité.
Ce sont des matériaux friables. Ils ne se déposent pas, ils se retirent sous confinement dynamique, avec un suivi d'empoussièrement du début à la fin et une mesure libératoire avant réouverture. Le budget et le calendrier n'ont rien à voir avec ceux d'une toiture.
Les cités et hameaux ouvriers
Autour du site industriel, à Lestonan et dans les hameaux voisins, les logements bâtis entre 1930 et 1965 ont été rénovés dans les années 1970. On y retrouve le trio classique de cette décennie : dalles vinyle-amiante en 30x30, colle noire bitumineuse, et plaques de protection derrière les appareils de chauffage. Les surfaces sont petites, ce qui rend le regroupement de plusieurs logements particulièrement intéressant.
Le Rouillen et la périurbanisation quimpéroise
Le secteur du Rouillen, à la limite de Quimper, s'est couvert de lotissements entre 1975 et 1995. Le bâti y est le même que dans n'importe quel lotissement finistérien de cette période : maison en parpaing enduit, garage attenant ou détaché, couverture en plaques ondulées grises pour l'annexe. Ces toitures arrivent aujourd'hui à cinquante ans et se dégradent visiblement, avec un tapis de mousse qui retient l'eau.
Deux vitesses sur le même territoire
Une commune où l'on traite dans la même semaine soixante mètres linéaires de calorifuge sous confinement dynamique et une toiture de garage de quarante mètres carrés est une commune où le devis doit être très explicite. Nous séparons toujours les matériaux friables des matériaux liés, ligne par ligne, parce qu'un client qui compare deux devis sur un total global ne compare rien.