Une préfecture bâtie en trois temps
Quimper est la commune la plus peuplée du Finistère après Brest, et son parc immobilier se lit en trois couches nettes. Le centre ancien, autour de la cathédrale Saint-Corentin et des rues Kéréon et du Guéodet, rassemble un bâti antérieur à 1900 dans lequel l'amiante n'apparaît qu'au fil des rénovations d'après-guerre : un sol refait dans les années 1970, un conduit de chaudière remplacé, un faux plafond posé sur des plaques.
La deuxième couche est celle des grands ensembles. Penhars, Kermoysan, Ergué-Armel et Kerfeunteun se sont construits entre 1958 et 1975, au moment exact où le vinyle-amiante en 30x30 et les calorifuges de chaufferie collective étaient la norme. C'est de loin la couche qui nous occupe le plus à Quimper. La troisième, les lotissements et les zones d'activités des années 1975 à 1996, apporte les garages et les hangars en plaques ondulées.
Les dalles de sol, premier motif d'appel quimpérois
Dans une barre de logements de Penhars ou de Kermoysan, la dalle vinyle-amiante est rarement seule : elle est collée à la colle noire bitumineuse, elle-même amiantée, et elle se prolonge dans les paliers et les cages d'escalier. Un bailleur qui refait six appartements doit donc traiter aussi les circulations, sinon il rouvrira le chantier deux ans plus tard. Nous chiffrons systématiquement les deux ensemble et nous le disons dès la visite.
Les chaufferies collectives et les vide-ordures
Sous ces mêmes immeubles, les sous-sols techniques cumulent calorifuges de canalisations, joints de brides et tresses d'étanchéité. Les conduits de vide-ordures en amiante-ciment, presque tous condamnés depuis, traversent encore les étages : ils sont oubliés de beaucoup de repérages parce qu'ils ne sont plus visibles. Nous les cherchons, parce qu'un percement de plancher les rencontre tôt ou tard.
Ce que la distance change sur un devis quimpérois
Quimper est à une heure de notre base brestoise. Sur une intervention d'une journée, ce trajet pèse ; sur un chantier de deux à trois semaines, il ne se voit plus, parce que l'équipe et le matériel restent sur place. C'est la raison pour laquelle nous regroupons volontiers plusieurs cages d'escalier ou plusieurs logements d'un même bailleur dans une seule opération : le prix au mètre carré baisse de façon mesurable.